Anne-Catherine, de retour de l’Interamerican Leadership Training : « Mettre en place ici ce que j’ai appris là-bas »

Anne-Catherine Desruisseaux Equateur 3

Anne-Catherine Desruisseaux (au premier plan à gauche, avec Glaçon, la mascotte de l’ASC) a profité de l’Interamerican Leadership Training à Quito (Équateur) pour découvrir de nouvelles cultures.

 

Anne-Catherine Desruisseaux (alias Faisan Énergique, son totem) est une scout comblée. Choisie pour représenter l’ASC à la rencontre Interamerican Leadership Training (ILT) en Équateur, à Quito, qui s’est déroulée du 27 décembre 2017 au 3 janvier 2018, elle est de retour au Canada avec l’envie de faire profiter ses compatriotes des compétences acquises lors de cette très belle expérience.

Comment as-tu été choisie pour participer à l’Interamerican Leadership Training ?

« Encore aujourd’hui, je n’en ai aucune idée (rires). J’ai vu passer une annonce qui expliquait que l’ASC recherchait quelqu’un pour les représenter, j’ai envoyé un courrier sans trop me poser de questions et j’ai appris deux jours plus tard que j’avais été choisie. Ça a été une grande fierté évidemment. J’ai pris cette opportunité comme un nouveau défi. En tout, cette formation réunissait 67 participants et 34 membres du personnel. Dans les 34 personnes du staff, les trois-quarts étaient âgés de moins de 30 ans. Il y en avait également 7 qui venaient d’autres continents ou qui étaient des représentants de la région interaméricaine, c’était très enrichissant. »

À l’ASC, tu as un rôle d’ambassadrice jeunesse. Peux-tu nous expliquer ce que cela signifie et ce que ça t’as permis d’apporter à l’ILT ?

« C’est la première année que cette fonction existe, donc c’est forcément encore un peu un rôle en construction mais le but pour les ambassadeurs jeunesse de chaque pays était de mettre en commun des idées pour que les jeunes et les adolescents s’impliquent plus dans la société via le mouvement scout. C’était intéressant car beaucoup de nationalités étaient représentées à l’ILT et chacun a des problématiques propres à son pays et à sa société, mais on travaille tous dans le même sens. Un point qui est beaucoup ressorti lors du forum où nous discutions de l’implication des jeunes, c’est le fait que nous ne sommes pas vraiment représentés. Les jeunes sont souvent peu nombreux. Ils ont le droit de parler ou le droit de vote, mais jamais les deux. C’est justement une chose qui est à changer. »

Sur le plan personnel, qu’as-tu retiré de cette expérience ?

« J’ai apprécié assister aux différentes conférences qui nous étaient proposées et aimé faire partie d’une équipe cosmopolite. Beaucoup des formations avaient pour thème le leadership et la communication. J’ai le sentiment que participer à l’ILT m’a permis de progresser sur ces points et, aujourd’hui, j’ai hâte de mettre en place ici ce que j’ai appris là-bas. J’aimerais notamment ramener le camp leadership dans mon district pour les CP et SP aux éclaireurs et intrépides. Cela permet d’améliorer la communication, le travail d’équipe et le leadership. Je pense instaurer cela en y mettant ma couleur ainsi que ce que j’ai appris lors de cette semaine équatorienne. Les intervenants étaient tous d’anciens participants à la rencontre, ils savaient donc de quoi ils parlaient. »

Tu te sens une scoute différente aujourd’hui ?

« Oui, forcément un peu car j’ai profité à fond de cette expérience, la première à l’international pour moi. Lors de l’ILT, j’ai eu le privilège de représenter la seule association francophone, donc les scouts des autres pays avaient beaucoup de questions pour moi (rires). Ça a été un beau moment d’échange. »